Le « Manager Agile »: schizophrénie ou humanisme?

« Management » et « Agilité » sont deux démarches en apparence antinomiques: quel management pour une équipe auto organisée? Quel rôle Agile est celui du manager? Que faire des managers en place? Faut-il les virer?

Doit-on tout simplement supprimer le management, le manager? 

La question est délicate. 

Les pilotes de projets, les managers hiérarchiques placés sur un projet en cours d’agilisation s’interrogent beaucoup sur leur rôle.

Le mot « facilitation » revient souvent. Mais que cache la facilitation? qu’est-ce qui doit être rendu « facile »?

Pour ceux qui connaissent moins, la mise en place d’une démarche Agile dans une entreprise/équipe/projet induit:

  • plus de focus sur la valeur, la vision;
  • plus d’efficience dans l’exécution;
  • plus de transparence et de droit à l’erreur;
  • plus d’auto organisation des équipes
  • plus d’amélioration continue.

La démarche Agile est dynamique, elle repose sur 3 principes: « Transparence, Inspection, Adaptation ». On se dit les choses, on les mesure et on les améliore.

Un détour par le Management

Le management moderne n’a pas tellement attendu l’Agilité pour évoluer: Mintzberg nous partage depuis 30 ans sa vision du manager engageant – sur laquelle j’ai soutenu un mémoire au CIRPP:

  • Pour aller plus loin sur le rôle du manager, vous pouvez lire cet article.

Que reste-t-il du manager engageant dans une équipe Agile?

Selon ce que j’ai pu voir, il n’a pas changé. L’Agile renforce le besoin de managers engageants.

  • L’inspiration, le sens: le manager porte le sens et les valeurs de l’Agile dans l’entreprise. D’autant que des régressions peuvent être tentantes dans l’organisation. L’amélioration continue demande de mettre de l’énergie… Le manager porte la conviction et donne envie.
  • La connection. Le manager s’occupe de faire le lien avec le reste de l’entreprise. En coordination avec les Scrum Masters dont c’est aussi le rôle. Il s’agit d’être garant(e) du fait que le projet/programme fonctionne en bonne intelligence – collective et émotionnelle.
  • Le coaching: si l’Agile est très fort pour tout ce qui est collectif et amélioration de l’équipe, j’ai vu beaucoup d’équipes demander du coaching personnel et du feedback pour se construire en tant que personne. Le Scrum Master ne suffit pas toujours pour cette fonction, notamment parce qu’il n’est pas formé pour. Le manager prend cette place en Agile.

Voilà pour l’instant les dimensions du rôle du manager que j’ai pu constater sur le terrain. En avez-vous d’autres?

Par ailleurs, pour la question du départ, Sur l’humanisme, je vais demander à l’autre…à l’équipe…:)

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